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Lecture entendue lors de l’office des vigiles

Un extrait d’une lettre de Grégoire de Nysse à l’évêque Flavien :
« … dans les enfers règne une parfaite égalité, puisque rien de ce qui fait sur terre le tragique de la vie ne trouble ce séjour : la gloire, comme dit le prophète, n’y descend pas avec les hommes, mais l’âme de chacun, abandonnant ce qui intéresse aujourd’hui la plupart des hommes, je veux dire l’insolence, l’arrogance et l’orgueil, vient s’établir chez ceux d’en bas, pauvre en quelque sorte et sans apparat, de sorte qu’aucune des misères d’ici-bas n’existe chez eux. A moi pourtant la situation présente semblait être un enfer, une prison ténébreuse ou quelque autre triste lieu de supplices lorsque je considérais de quels biens nos pères nous ont fait les héritiers et quels récits nous laisserons à nos successeurs. Et que dire de l’affection mutuelle de nos pères ? Il n’y a rien d’étonnant en effet à ce que des hommes qui sont par nature d’égale dignité ne veuillent avoir aucune supériorité l’un sur l’autre, mais estiment devoir plutôt l’emporter entre eux par l’humilité. Mais cela surtout occupait ma pensée : que « le maître de toute création »,  » le Fils unique qui est dans le sein du Père », celui qui « est au commencement », celui qui est « dans la forme de Dieu », celui qui « porte toute chose par la parole de sa puissance », ne s’est pas humilié seulement en venant habiter par la chair dans la nature humaine, mais encore il reçoit Judas, celui qui le livre lui-même en s’approchant de sa bouche pour un baiser et, entrant dans la maison de Simon le lépreux, il blâme comme un manque de charité de n’avoir pas reçu de baiser de lui. »
Lectures de la messe :
Is 53, 10-11
Ps 32 (33), 4-5, 18-19, 20.22
He 4, 14-16
Mc 10, 35-45
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